Quand le thé eut suffisamment infusé, elle les servit dans deux petites tasses assorties. Elle en donna une à sa petite-fille avant de s'asseoir à la table. Elle prit la tasse dans ses mains, sentant la chaleur s'insinuer dans ses articulations noueuses qui la faisaient un peu souffrir ces derniers temps.
Aaaaaah ! On sent de plus en plus le poids des années...
Kaya posa le regard sur le portrait de son défunt mari et eut un petit sourire nostalgique. Il s'égara sur les autres portraits, ceux de sa fille, de son gendre et de son petit-fils. Le frère aîné de Kishi qui avait également péri il y a longtemps.
-A moi aussi, ils me manquent, ma chérie. A moi aussi.
Kishi expliqua alors qu'elle ne pouvait garder son titre de Plébéienne. Kaya le savait déjà, elle avait été la première à en être désolée. Mais le sort l'avait désigné, et même si elle pouvait se défaire de son poste, cela ne serait pas très bien vu. Surtout de la part de la petite-fille du chef en place. La vielle dame méditait tout cela en buvant son thé.
-J'en suis bien consciente. Mais les choses ne sont pas aussi simples. Il est rare que le Conseil se réunisse au grand complet. Si tu souhaites plus de liberté,tu ne feras pas partie du conseil permanent mais il ne serait pas raisonnable que tu désertes ta fonction avant même d'avoir été investie et la Confirmation.
Kaya était également bien consciente qu'elle parlait un peu plus en tant que politicienne qu'en tant que grand-mère nourricière et cela la désolait. Elle aurait mille fois préféré que Kishi reste en-dehors des méandres de la politique du Pôle Sud et qu'elle vive sa vie comme elle l'entendait. Mais elle l'avait appris bien des années auparavant... On n'avait que l'illusion du choix et le reste de sa vie pour comprendre le chemin que l'on avait pris.
Aaaaaah ! On sent de plus en plus le poids des années...
Kaya posa le regard sur le portrait de son défunt mari et eut un petit sourire nostalgique. Il s'égara sur les autres portraits, ceux de sa fille, de son gendre et de son petit-fils. Le frère aîné de Kishi qui avait également péri il y a longtemps.
-A moi aussi, ils me manquent, ma chérie. A moi aussi.
Kishi expliqua alors qu'elle ne pouvait garder son titre de Plébéienne. Kaya le savait déjà, elle avait été la première à en être désolée. Mais le sort l'avait désigné, et même si elle pouvait se défaire de son poste, cela ne serait pas très bien vu. Surtout de la part de la petite-fille du chef en place. La vielle dame méditait tout cela en buvant son thé.
-J'en suis bien consciente. Mais les choses ne sont pas aussi simples. Il est rare que le Conseil se réunisse au grand complet. Si tu souhaites plus de liberté,tu ne feras pas partie du conseil permanent mais il ne serait pas raisonnable que tu désertes ta fonction avant même d'avoir été investie et la Confirmation.
Kaya était également bien consciente qu'elle parlait un peu plus en tant que politicienne qu'en tant que grand-mère nourricière et cela la désolait. Elle aurait mille fois préféré que Kishi reste en-dehors des méandres de la politique du Pôle Sud et qu'elle vive sa vie comme elle l'entendait. Mais elle l'avait appris bien des années auparavant... On n'avait que l'illusion du choix et le reste de sa vie pour comprendre le chemin que l'on avait pris.