par Tung » Jeu 22 Nov 2012 12:09
*Un coup puissant, la respiration qui se bloque et voilà que Tung tombe à genou sans réellement comprendre ce qui lui arrivait. Très vite cependant, le guerrier se fait happer par la réalité. Il lève les yeux et voit un homme à l'allure grotesque qui devait certainement compenser son manque de charisme par un volume de muscle défiant la normale.
Tung n'avait pas été prudent. Trop enthousiaste suite à l'arrangement d'une situation qui l'avait mis dans l'embarras, le voilà qui gisait à genou tel un animal blessé. Il se maudissait, il se maudissait d'avoir tant négligé à sa sécurité, et à fortiori, à la sécurité du groupe entier. Mais par dessus-tout, il méprisait cet homme qui l'avait frappé. Comment osait-il ce malotru ? Comment osait-il faire un coup aussi bas à un homme qui ne s'y attendait guère ? Si Tung avait une préférence pour la diplomatie, cet énergumène méritait un châtiment à la hauteur de son crime. Une peine que Tung s'empresserait de lui donner. Car si Tung n'était pas du genre bagarreur ou à se chercher des ennuis, il n'était pas non plus du genre à se laisser marcher sur les pieds ou à laisser à un impudent le plaisir de lui dicter sa mauvaise conduite.
Oui, il punirait cet homme.
Mais voilà que Shizu s'interpose. Tung profite alors de ce court laps de temps pour se remettre de son coup et reprendre une respiration normale. Car si ça devait dégénérer, il valait mieux que Tung soit en pleine possession de ses moyens pour pouvoir rosser du vilain. Une main sur son ventre, un bras ballant prêt à agir. Le tout caché par sa longue cape, un genou et un pied sur le sol, prêt à bondir. Tung avait cette fois-ci tous ses sens en alerte, observant avec intérêt la suite des évènements.
Shizu semblait vouloir privilégier la diplomatie à son tour, un exemple à suivre sûrement. Tung pouvait être rancunier, il ne voulait pas mettre son amie dans l'embarras. Aussi digèrera-t-il sa rancœur pour elle. Néanmoins...*
Si tu la touches ... Je te tuerais.
*Levant la tête, Tung amorce un mouvement où il se relève doucement, où son langage corporel exprime tout sauf de l'agressivité ; néanmoins, ses yeux expriment largement la menace pensée ci-dessus.*