* La jeune femme proposa de remonter à la surface. Une idée qui ne fit pas broncher le jeune marchand, qui préféra l'ignorer. Puis un bruit sourd retentit dans les sombres méandres des souterrains. Ce qui ne laissa pas muette pour autant la fille de l'eau. *
Kawa : écartez-vous !
* Nathanaël ne bougea pas d'un pouce. Son visage resta fermé. La vision d'un corps inanimé à demi-plongé dans l'eau flottant au gré des courants le laissa indifférent. En tout cas, ça le laissa indifférent de visu. Il en avait déjà vu, certes, mais depuis ce qu'il s'était passé... la vue de cadavre le faisait réfléchir... plus qu'avant. *
Kawa : laissez-le ! On ne peut plus rien pour lui...
Nathanaël : tu voulais qu'on en fasse quoi, abruti ?
Laor : ça n'annonce rien... un deuxième cadavre suivit le premier à fleur de l'eau. de bon...
* Puis la présence féminine du groupe réitéra son idée de remonter à la surface. Elle ne semblait pas paniquée. Ses propos restaient cohérent, son esprit logique. Mais c'est la peur qui l'animait. Elle s'adressa pour finir à Nathanaël. *
Laor : remontons au moins par une bouche d'égout pour nous situer et savoir où tourner.
* Il resta muet pendant quelques instants, fixant Laor dans les yeux, tandis qu'elle suivait du regard les cadavres dérivant au fil de l'eau et de son courant, jusqu'à ce qu'ils se fondent dans la pénombre au loin. C'est à ce moment qu'il décida de faire quelques pas en sa direction, quand elle aimanta à nouveau son regard vers lui. Et il lui murmura à l'oreille : *
Nathanaël : as-tu déjà fait des guerres ?
* Il plongea son regard dans le blanc de ses yeux. *
Nathanaël : Tu sais qu'on a 3 fois plus de chances de se faire attaquer si tu l'ouvres tout le temps ? Akta, c'est ça ? énonça-t-il un ton plus haut. Tu as l'air d'avoir 10ans et demi, alors je vais t'expliquer. Si tu veux retourner à la surface, tu dois réemprunter le chemin que viennent de prendre ces gars là. Tu penses que tu pourrais le faire ?
* Un petit rire faillit l'éprendre l'espace d'un instant, mais il n'en conserva que le rictus. *
Nathanaël : tu optes pour les racontars plutôt que ce que tu as vu là haut ? Je te préviens : la folie est plus dangereuse que tout. Elle ôte tout sens commun. Remontons donc avec nos armes, et la vague de cent civils sera bien loin de nous fuir, pas un ne manquera d'essayer de nos arracher la mâchoire.
* Il se tourna vers le fils de la terre. *
Nathanaël : tu l'as vu toi-même, pas vrai ? Maintenant, écoutez-moi bien. Je vais continuer ma route vers la zone médicale, comme l'on le fait en temps de guerre. Et si vous pensez qu'il est plus intelligent de passer par la surface, où l'on voit le fantôme de feu l'île blanche à chaque coin de rue, alors vous privez pas de vous barrer. Et inutile de m'attendre, jeta-t-il en adressa un regard à Laor, c'est seuls que vous continuerez votre chemin.
* Il marqua un point d'arrêt, comme pour attendre une réplique qui ne vint pas. Ni le fils de la terre, ni le fils de l'eau ne vint l'interrompre à cet instant. *
Nathanaël : chaque fois que je me suis lesté de coéquipiers, j'ai pataugé dans la merde. Vous laisser en plant ne me laisse pas de problème. Si vous suivez, faites le en silence, et ne parlez que pour avertir d'une présence ennemie.
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Javeldose le Sam 22 Mar 2014 15:55, édité 2 fois.