Nénietz
Ta réponse semble satisfaire le soldat. Enfin, tu l'entends soupirer. A cause du spectacle, personne n'avait rien vu, et une impasse pareille, alors que la vie de la jeune princesse était en danger, ça avait de quoi énerver. D'autant que ce garde royal, comme bien d'autres, se sentait responsable de ce qui était arrivé. Il y avait eu défaillance dans leur organisation ce soir.
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Alors ne restes pas là ! Tu pourrais gêner les recherches !, te beugle t-il, tout à cran qu'il était.
Oui, inutile de préciser qu'il craignait pour son grade, si la princesse n'était pas retrouvée saine et sauve.
Magena
Lorsque tu arrives à l'enclos, le gardien des lieux, un homme d'un âge respectable, t'arrête bien vite :
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Mademoiselle ? Que faites-vous là ? Il te regarde avec étonnement à vrai dire. Sûrement ne s'attendait-il pas à voir une civile débarquer là, alors que la cité était sans dessus dessous à cause de l'enlèvement de la princesse.
Amarok et Lyanna
Pressé comme il était d'échapper à la garde royale, Kenaï Hakan n'avait pas vraiment regardé devant lui, et voilà qu'il avait percuté deux personnes. S'apprêtant à s'excuser, il se stoppa net à cause de l'attitude de la jeune femme en face de lui. Une jeune femme aux cheveux rouges, qu'il connaissait, même s'il ne lui avait jamais adressé la parole. Il savait même qui elle était. La fille d'une cuisinière du palais, et qui travaillait dans le restaurant le plus connu de la capitale. Oui, à force de la voir l'éviter, il avait fini par se renseigner sur elle.
Le regard furieux qu'elle lui lançait le mit quelque peu mal à l'aise.
Mais pourquoi me regarde t-elle ainsi ? Puis, elle le surprit franchement, lorsqu'elle s'excusa et s'inclina devant lui. Si bien qu'il lui fallut quelques secondes pour réagir :
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Ne vous excusez pas, c'est de ma faute. L'empressement le gagna de nouveau, et il résista assez mal à l'idée de fausser compagnie à ces deux personnes, pour chercher sa soeur. Dès lors, la remarque que lui fit la jeune femme passa assez mal. Il eut bien envie de lui dire de se mêler de ses oignons, mais répliqua poliment :
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Je croirais entendre l'un des gardes. Maintenant, si vous voulez bien me laisser passer.Mais c'était trop tard. L'un des gardes l'avait aperçu et fusait vers lui :
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Mon prince, votre père m'a ordonné de vous escorter jusqu'au palais. Kenaï n'avait plus trop le choix maintenant. Et pourtant, une idée lui vint :
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Allez plutôt aider aux recherches. Ces deux personnes, fit-il en désignant Amarok et Lyanna,
m'accompagneront jusqu'au palais. -
Mais c'est de la folie !, rétorqua le garde, s'intéressant maintenant beaucoup plus aux deux personnes qui étaient là. Et pas la peine de préciser que de voir la jeune femme armée lui déplut.